

La gestion des assortiments est l'une des fonctions les plus structurantes d'une organisation commerciale dans le retail. Pour les chefs de secteur et les équipes commerciales qui s'appuient sur un CRM, c'est une réalité quotidienne : sans outil dédié, ni le CRM manager ni le directeur national des ventes (DNV) ne peuvent piloter efficacement les assortiments, et les commerciaux ne peuvent pas réaliser les actions terrain qui en découlent (relevés, ventes additionnelles, suivi de la DN…). Il est donc nécessaire d’améliorer l’exécution terrain, sans complexifier les équipes.
Le marché propose aujourd'hui une large gamme de logiciels de gestion des assortiments, des solutions spécialisées en planification jusqu'aux CRM SFA intégrant la gestion d'assortiment dans le relevé terrain. Choisir la bonne solution nécessite de comprendre ce que recouvre réellement la gestion des assortiments, quels sont les besoins selon la taille et la structure de votre organisation, et sur quels critères évaluer les outils disponibles.
La gestion des assortiments désigne l'ensemble des processus permettant de définir, planifier, déployer et suivre les références présentes en rayon dans un réseau de points de vente. Elle couvre deux dimensions complémentaires :
Un logiciel de gestion des assortiments peut couvrir l'une ou l'autre de ces dimensions, ou les deux. Il est donc essentiel de clarifier votre besoin avant de comparer les solutions.
Dans le retail, on distingue généralement plusieurs typologies d'assortiments.
La gestion des assortiments dans le retail est structurellement complexe : plusieurs typologies de magasins, des enseignes avec des strates différentes, du multimarque, des produits obligatoires et optionnels, des règles d'accès variables selon les commerciaux. Des outils généralistes (CRM non configurés pour la distribution, outils de gestion de catalogue sans brique assortiment, ou solutions de relevé sans logique d'assortiment intégrée) atteignent rapidement leurs limites face à cette réalité :
C'est précisément pour répondre à cette complexité qu'une brique fonctionnelle dédiée à la gestion des assortiments est nécessaire, qu'elle soit intégrée nativement dans un CRM SFA ou proposée comme module complémentaire.
Un outil de gestion des assortiments adapté au retail permet de :
C'est la brique fondamentale. Le logiciel doit permettre de :
Dans Sidely, les assortiments peuvent être créés manuellement ou en masse via un fichier Excel, ce qui est particulièrement utile pour les catalogues complexes ou les mises à jour fréquentes.
Un assortiment n'a de valeur opérationnelle que s'il est lié aux bons points de vente. Le logiciel doit permettre d'associer chaque magasin à son assortiment depuis sa fiche, et de réaliser cette opération en masse via import Excel pour les réseaux importants.
Dans Sidely, cette association se fait directement depuis la fiche société de chaque point de vente. Une fois l'assortiment lié, les produits concernés apparaissent automatiquement dans les formulaires de visite et de commande sur l'application mobile du commercial.
Un logiciel qui ne communique pas avec les outils terrain n'a qu'une valeur de planification. Pour une efficacité réelle, la synchronisation avec le CRM SFA des commerciaux est indispensable :
La DN est l'indicateur central de la santé d'un assortiment : elle mesure le pourcentage de points de vente où une référence est effectivement présente en rayon. Un bon logiciel permet de :
Dans Sidely, ce calcul est réalisable via un champ calculé dans l'éditeur de vues, en soustrayant le nombre de produits présents au nombre de références attendues dans l'assortiment obligatoire, en excluant les produits de picking. Le résultat est consultable par les commerciaux sur mobile et exportable au format Excel.
Pour cibler efficacement les actions commerciales, le logiciel doit permettre de segmenter les points de vente selon leur assortiment, leur enseigne, leur zone géographique ou leur statut. Ces vues filtrées permettent de visualiser d'un coup d'œil les magasins concernés par un assortiment donné, de répartir les actions par commercial et de suivre l'avancement des déploiements.
Dans Sidely, les vues peuvent être enregistrées, par exemple "Assortiment Monoprix – Région Sud" ou "Campagne Promo Été 2025", et partagées à l'équipe pour un pilotage collectif.
Un logiciel de gestion des assortiments doit produire des analyses exploitables par les équipes siège comme par les commerciaux :
Avant toute comparaison de solutions, répondez à ces questions :
Deux grandes catégories de logiciels existent sur le marché :
Les solutions spécialisées en planification d'assortiment sont orientées côté siège. Elles permettent d'optimiser la composition des gammes à partir de données de sell-out, de parts de marché et de positionnement concurrentiel. Elles sont particulièrement adaptées aux équipes category management et aux grandes enseignes.
Les CRM SFA avec gestion des assortiments intégrée sont orientés terrain. Ils permettent de définir les assortiments au siège, par enseigne, par strate, en multimarque, et de les diffuser directement aux commerciaux dans leur outil de relevé. L'assortiment est lié à chaque point de vente et apparaît automatiquement lors des visites.
Pour la plupart des marques de grande consommation, c'est cette seconde catégorie qui répond le mieux aux enjeux du quotidien : s'assurer que les références négociées sont présentes, détecter les écarts, gérer le picking et agir vite sur le terrain.
À rebours de l'idée qu'avoir plus d'outils signifie être mieux équipé, la réalité du terrain dit l'inverse : moins vous avez d'outils, mieux vos équipes travaillent. Chaque solution supplémentaire crée une nouvelle surface de friction : une connexion à maintenir, une donnée à resaisir, un écran de plus entre le commercial et son magasin.
C'est pourquoi la bonne approche consiste à centraliser l'ensemble des besoins dans un seul outil : planification de tournée, relevé en magasin, gestion des assortiments, reporting et pilotage commerciale, suivi des objectifs. Un CRM SFA conçu pour le retail intègre nativement toutes ces briques. Il évite la dispersion des données, réduit la charge administrative des commerciaux et donne aux managers une vision consolidée sans avoir à jongler entre plusieurs tableaux de bord.
Le coût d'un logiciel de gestion des assortiments ne se limite pas au prix de la licence. C’est pourquoi, vous devez analyser son coût dans son ensemble. Intégrez dans votre calcul :
Un repère utile : selon l'étude Sidely sur les chefs de secteur, les commerciaux équipés d'un CRM SFA gagnent en moyenne 27 minutes par semaine sur la planification de leurs tournées. Ramenée à l'échelle d'une équipe de 10 chefs de secteur, c'est plus de 200 heures annuelles récupérées sur des tâches à faible valeur ajoutée.
Choisir une solution trop complexe pour l'usage terrain. Un logiciel puissant côté siège mais difficile à utiliser en mobilité sera peu adopté par les commerciaux. La simplicité de l'interface terrain est un critère décisif.
Séparer la gestion des assortiments du relevé terrain. Si les commerciaux doivent consulter les assortiments dans un outil et réaliser leur relevé dans un autre, la friction opérationnelle est forte et la qualité des données en souffre.
Ne pas lier les assortiments aux points de vente dès le départ. Si l'association magasin / assortiment n'est pas réalisée au moment du déploiement, les commerciaux ne voient pas les bonnes références en visite, ce qui annule l'intérêt de l'outil.
Sous-estimer le paramétrage initial. La mise en place d'un logiciel de gestion des assortiments nécessite un travail préalable de structuration : définition des typologies, des strates, des règles multimarque et des règles d'accès. Ce travail est incontournable et conditionne la qualité du système dans la durée.
Ne pas impliquer les commerciaux terrain dans le choix. Ce sont eux qui utiliseront l'outil au quotidien. Leur retour sur l'ergonomie mobile, la clarté de l'affichage des assortiments et la facilité du relevé est décisif.
Choisir un logiciel de gestion des assortiments adapté à votre organisation est un levier de performance direct : meilleure exécution terrain, DN plus élevée, données de suivi fiables et revues commerciales mieux préparées. L'enjeu est tout aussi technologique qu'organisationnel : définir qui gère quoi, avec quel outil, selon quelles règles, pour quel type de magasin.
Pour aller plus loin :